
Une sortie ratée en famille l'est rarement pour la raison qu'on imagine. Ce n'est presque jamais le sujet qui déçoit : c'est la durée, l'heure de départ, ou une marche de vingt minutes qui n'était annoncée nulle part.
Quand une activité affiche un âge minimum, il tient à l'assurance de l'organisateur ou à une contrainte de sécurité, et il est appliqué au point de rendez-vous. Ce n'est pas une recommandation qu'un parent convaincant peut négocier sur place : un enfant sous l'âge requis est refusé, et le refus vaut annulation tardive. C'est la première ligne à lire, avant même le prix.
Trois heures annoncées deviennent cinq heures de journée dès qu'il faut compter le trajet aller, l'heure de présentation et le retour depuis un point de dispersion différent. Pour un adulte c'est une contrariété ; pour un enfant de six ans c'est la différence entre une bonne journée et une crise. Regardez le point de rendez-vous et le point d'arrivée ensemble, et ajoutez mentalement quarante-cinq minutes à toute durée annoncée.
Un bébé figure sur la liste des participants sans occuper de place, ce qui veut dire qu'il doit être déclaré mais qu'il n'est pas compté dans la jauge. C'est une petite chose, et c'est la question la plus posée au moment de réserver. La déclarer permet à l'organisateur de prévoir ce qu'il a à prévoir, et évite la discussion au point de rendez-vous.
Chaque formule fixe son propre minimum et son propre maximum de participants, affichés au moment de la sélection. Pour une famille de cinq ou six, c'est rarement un problème ; pour deux familles qui partent ensemble, c'est parfois la contrainte qui décide. Quand le groupe dépasse le maximum affiché, la voie normale est d'écrire à l'organisateur : beaucoup acceptent sur demande, et ils sont les seuls à pouvoir le dire.
C'est le critère le plus sous-estimé et le plus déterminant. Une activité de fin d'après-midi tombe pour beaucoup d'enfants au pire moment de la journée, juste avant le repas, après une matinée déjà chargée. Le milieu de matinée est presque toujours le meilleur créneau, et c'est aussi celui où les sites sont les moins pleins. Une seule activité par jour, tôt, laisse une après-midi libre — ce qui est un meilleur programme que deux activités correctes suivies d'une soirée difficile.
Les formats qui tiennent sont ceux où il se passe quelque chose de visible, où l'on est assis une partie du temps, et où la fin est prévisible.
Les visites à pied de trois heures centrées sur l'histoire, les sites sans ombre au milieu de l'été, les créneaux de fin de journée, et tout ce dont la valeur repose entièrement sur le commentaire d'un guide. Ce sont d'excellentes activités — pour plus tard. Les proposer trop tôt ne fait pas découvrir un sujet à un enfant, ça lui apprend surtout que les visites sont longues.